Message du Directeur exécutif de la CAFOR, Lawalley Cole, pour avril 2019

Du 24 au 27 avril 2019, la Commission de l’Union africaine a organisé un important forum de la jeunesse – le deuxième de ce genre pour les jeunes du continent africain ainsi qu’une initiative du Président de la Commission, Son Excellence Moussa Faki Mahamat.  Pour sa part, Son Excellence Sarah Anyang Agbor, Commissaire aux ressources humaines, sciences et à la technologie de l’Union africaine, a rendu à cette occasion avec son dynamisme un grand hommage à la jeunesse en présence d’un nombre considérable de dirigeants du secteur privé, de partenaires au développement, d’innovateurs de premier plan et de co-créateurs de jeunes. Les organisations de la société civile et la diaspora africaine étaient également bien représentées. Le Vice-président de la Commission, Son Excellence Quartey Thomas Kwesi, ainsi que, d’autres commissaires ont également participé et rendu hommage à cet événement.

La CAFOR était bien représentée par les membres du secrétariat de la CAFOR à Addis-Abeba et par quelques jeunes membres de la CAFOR en Éthiopie et  par ailleurs en Afrique. J’y étais également avec un membre du conseil d’administration de la CAFOR, le Dr Olubunmi Owoso du Nigéria. La professeure Sarah Anyang Agbor, membre du Conseil exécutif de la CAFOR, également organisatrice principale du Forum en tant que commissaire de la CUA,  avait animé avec dynamisme les séances plénières, et Mme Beatrice Njenga, chef de la Division de l’éducation de la CUA, nous avait aidés à penser à renforcer l’appui total de la CAFOR à la mise en œuvre des résultats de ce forum.

 

Comme nous nous en sommes rendu compte à maintes reprises, l’Afrique est le continent le plus jeune de la planète avec un potentiel de jeunesse inexploité considérable. Malgré la croissance économique relativement rapide, une création d’emplois inadéquate pour un «groupe de jeunes» composé d’Africains peu qualifiés sur le marché du travail, et un système éducatif peu performant n’a pas permis de préparer les jeunes aux emplois existants. Un écart important entre les sexes est également en train de se dégager, les jeunes femmes ayant tendance à se marier tôt, à se retirer du marché du travail et à se consacrer à l’élevage. Le chômage généralisé des jeunes en Afrique risque de saper la stabilité sociale et politique et signifie que les jeunes sont particulièrement vulnérables à la radicalisation

 

L’Afrique doit donc transformer sa population jeune en une dividende démographique, ce qui représente les gains économiques exponentiels que nous pouvons réaliser en investissant massivement dans le capital humain du continent, et plus particulièrement chez les jeunes. L’Union africaine pense que le continent brisera le cycle de la pauvreté intergénérationnelle et s’attaquera aux inégalités qui persistent depuis des décennies sur le continent. Nous devons par conséquent assurer une Afrique stable, sans conflit, avec des citoyens instruits, ayant un emploi rémunéré, en bonne santé et pleinement impliqués dans la société.

La Commission de l’Union africaine estime que, armée d’une vision pour l’avenir du continent telle que définie par l’Agenda 2063, le temps est venu de prendre des mesures audacieuses et accélérées pour réaliser les objectifs du continent. C’est donc une grande responsabilité pour le continent d’investir de manière adéquate dans le développement de son plus grand atout, les jeunes, et de leur offrir la possibilité de devenir des membres productifs de leurs sociétés.

À la CAFOR, nous saluons tous les intervenants du forum et, pour en mentionner quelques-uns, nous reconnaissons les remarques de l’envoyée spéciale du président de la Commission de l’Union africaine pour la jeunesse, Mme Aya Chebbi, et de l’envoyée des Nations Unies pour la jeunesse, Mme Jayathma Wickramanayake. Aussi les remarques de la chef de la Division des ressources humaines et du développement de la jeunesse, Mme Prudence Ngwenya. En plus, un message de bonne volonté du gouvernement de la République démocratique fédérale d’Ethiopie a été prononcé. Mme Beatrice Njenga, Chef de la Division de l’éducation, et le Dr. Olubunmi Owoso, ancien Secrétaire général de l’Association des instituts polytechniques du Commonwealth en Afrique et actuellement membre du Conseil exécutif de la CAFOR, et le Dr. Eddie Addai de l’Unicef  ont également fait des présentations à l’audience.

Comme le Président de la Commission de l’Union africaine l’a lui-même noté, cette initiative répondra à de nouvelles approches de la résolution de problèmes existants, orientées vers les réalités auxquelles les jeunes africains sont confrontés. Par conséquent, ceux d’entre nous qui sommes des parties prenantes doivent être encouragés à envisager de nouvelles perspectives. Nous devons également travailler dans le sens de la Commission de l’Union africaine pour tester de nouvelles idées et en développer d’autres prometteuses sur le continent. Nous devons être en mesure de renforcer l’efficacité systémique à travers l’Afrique. Grâce à une mise en œuvre coordonnée et ciblée, notre objectif global devrait se concentrer sur un impact direct et accumulé sur la vie des jeunes qui se répercutera sur tout notre continent et portera l’Afrique à de nouveaux sommets de progrès.

La CAFOR saisit cette occasion pour saluer les dirigeants de la CUA qui ont pris cette initiative et en ont assuré son plein succès. Au terme des débats et après avoir reçu des annonces de soutien financier, technique et moral d’une vingtaine de partenaires et d’institutions en Afrique et à l’étranger, le Président de la Commission de l’Union africaine, S.E. Moussa Faki Mahamat a lancé officiellement, le samedi 27 avril 2019, l’Initiative «1 million d’ici 2021», qui témoigne de l’engagement de l’Union africaine auprès de la jeunesse Africaine. Cette initiative vise à offrir concrètement des opportunités dans les domaines clés de l’emploi, de l’entreprenariat, de l’éducation et de l’engagement (4E) à des millions de jeunes africains d’ici à 2021. L’initiative appelle à la mise en commun des efforts et des ressources pour permettre un changement extrêmement efficace. Comme le dit le Président Mahamat: «J’espère que toutes les parties prenantes: les gouvernements, la société civile et les jeunes, ainsi que, les partenaires des secteurs public et privé se joindront à moi pour cette initiative audacieuse alors que nous démontrons notre engagement soutenu en faveur d’une Afrique développée, unie et pacifique». .

SHARE