Message du directeur exécutif de CAFOR, Lawalley Cole, pour novembre 2018 Deuxième Sommet sur les objectifs de développement durable chez les jeunes d’Afrique – Créer l’Afrique que nous voulons, Accra, Ghana 7 – 9 novembre 2018

Le deuxième Sommet sur les objectifs de développement durable (ODD) de la jeunesse africaine s’est tenu à Accra, au Ghana, du 7 au 9 novembre 2018, sur le thème «Partenariat avec les jeunes pour réaliser les objectifs de développement durable: passer de la politique à l’action». Le Sommet a été organisé conjointement par le FNUAP, l’Alliance de la jeunesse 2030, le Youth Advocates du Ghana et le Ministère ghanéen de la planification. J’étais l’un des huit patrons du sommet. Une grande partie de la discussion autour du thème central du Sommet a été axée sur la bonne santé des jeunes, y compris la santé procréative (objectifs 3 et 5). Il y avait aussi des problèmes d’égalité des sexes (objectif 5), d’eau potable et d’assainissement (objectif 6), du travail décent et de la croissance économique avec un accent particulier mis sur l’emploi et la migration des jeunes (objectifs 8 et 10), l’action climatique mettant l’accent sur le changement climatique et l’agriculture intelligente (objectif 13) et le leadership et la gouvernance des jeunes (objectif 16). L’éducation (objectif 4) constituait également une question centrale, qui est devenue une question intersectorielle couvrant tous les domaines d’intervention du sommet. Le sujet de la nutrition en tant qu’élément fondamental du développement économique et social est devenu un sujet charmant après que la nutritionniste internationale Isatou Jallow, de Gambie, a fourni un aperçu approfondi permettant de lier une nutrition adéquate à une nation en bonne santé, pour que nos impératifs de développement se propagent dans le continent africain entier..

Dans mes interventions, j’ai mis en exergue la sagesse et les idées actuelles que les jeunes Africains peuvent exprimer aujourd’hui sur la manière d’améliorer les conditions de vie de leurs communautés. De nos jours, les jeunes africains savent ce qu’ils veulent et ont pu apporter une réflexion éclairante sur les initiatives de planification en cours sur le continent. De nombreuses personnes ont posé des questions sur le rôle de l’Union africaine, des communautés économiques régionales et d’autres organisations basées en Afrique sur les mesures prises actuellement pour que le continent mette en œuvre de manière cohérente l’Agenda 2063 en tenant compte des ODD mondiaux. Beaucoup de jeunes veulent savoir comment ils pourraient être systématiquement associés aux nombreuses initiatives des gouvernements locaux en cours dans leurs pays respectifs. J’ai rencontré différentes catégories de jeunes du continent, allant des professionnels de haut niveau du secteur public au gouvernement, des ONG et des organisations internationales aux entrepreneurs indépendants exerçant des activités diverses dans les domaines du droit, de la banque, de l’énergie, de la couture et du stylisme, de l’automobile. – ingénierie mécanique, ingénierie de la construction, etc.

Lors de notre dernier décompte, il y avait plus de 1 200 jeunes Africains originaires de 44 pays africains, dont environ 45% étaient des femmes au Centre de conférences international d’Accra participant au Sommet. Je suis parti avec le sentiment que la majorité des jeunes Africains continuent de garder leurs grands espoirs et aspirations innés. Cependant, ils m’ont dit à plusieurs reprises pendant le sommet que malgré ces espoirs, il subsistait un décalage important entre leurs attentes et les opportunités qui s’offraient à eux. Ils ont exprimé leur grand dégoût pour la corruption sur le continent africain et ont expliqué à quel point cela avait systématiquement frustré leurs espoirs et leurs aspirations. J’ai remarqué beaucoup d’énergie et de dynamisme chez ces jeunes lors de ce sommet. De par leurs diverses interventions, leur ingéniosité, leur créativité et leur esprit novateur et aventureux m’ont beaucoup submergé. Les jeunes sont donc vitaux pour la croissance et le développement de l’Afrique.

Au CAFOR, nous veillerons à combiner et à coordonner les initiatives avec l’Union africaine et d’autres partenaires et entités du continent pour que notre programmation en matière de plaidoyer et de mobilisation de partenariats pour les jeunes s’aligne bien avec la vision que les jeunes africains ont de leur avenir. Nous devons comprendre leurs besoins réels et ce à quoi ils aspirent depuis toujours. Nous devons être dans une excellente position pour pouvoir également exploiter leur énergie et leur dynamisme.

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